Portrait de Français à Cork : Chaz

Il se fait appeler Chaz, mais son prénom est Simon. Ce Frenchy de 23 ans est arrivé au début du mois d’août sur l’île d’Emeraude et a décidé de s’installer à Cork. Accompagné de son amie pour cette aventure, il a accepté de nous parler un peu de lui et de ses impressions de tout nouvel expat’ à Cork.

Crédit photo : Anaïs-Lisa Forman

Crédit photo : Anaïs-Lisa Forman

Notre Français est né à Fontainebleau et a vécu pendant 6 ans en région parisienne. Sa famille a ensuite dû déménager pour des raisons professionnelles en Bourgogne, dans la petite ville de Buxy. Il est très touchant d’entendre l’amour et le respect qu’il porte à ses parents. Il me confie avoir eu une enfance dans une famille aimante, « un cocon familial » comme il aime l’appeler, et semble reconnaissant de l’environnement dans lequel il a pu s’épanouir.

Vers 19 ans, il rejoint l’Université de Bourgogne au Creusot en STAPS. Après deux années, il décide de se réorienter en psychologie, mais faute de place dans la filière, il se retrouve un an « sans rien ». Refusant la fatalité du rien, Chaz décide de partir en Irlande en Woofing afin de vivre une expérience nouvelle. En échange d’un travail, souvent auprès d’agriculteurs, il était logé gratuitement et bénéficiait du couvert. La toute première étape pour lui a été l’île d’Inis Mor, située à l’extrême ouest du pays. Il me décrit les paysages superbes que l’on peut trouver là-bas, les falaises à couper le souffle et les murets de pierre qui entourent l’île. La seconde étape fut Portumna, ville d’environ 2000 habitants située à l’endroit où le fleuve Shannon rejoint le Lough Derg. Et son voyage s’est achevé à Galway. Pour lui, l’Irlande a été un moyen de voyager dans un endroit superbe, pas trop loin de la France. Un endroit qu’il me décrit comme reposant par ses paysages et ses habitants.

De retour en France, il reprend ses études à Dijon en science du langage de l’information et de la communication. Rapidement, l’Irlande lui manque. À la fin de son année scolaire, une opportunité professionnelle se présente à lui à Cork, il l’a saisi.

Chaz est une des rares personnes que l’on rencontre dans sa vie avec autant de tolérance et de respect pour les autres. En lui demandant d’où lui viennent ses valeurs, il me parle d’une discipline, dont il est adepte, que l’on appelle le parkour. Il le défini comme « l’art de se mouvoir d’un point A à un point B de la façon la plus rapide et plus fluide possible ». Il me montre des vidéos et je comprends alors que le parkour est fait pour ces adultes aux yeux d’enfants. Il faut une réelle sensibilité pour voir le monde comme un terrain de jeu. « Une simple structure urbaine peut être un accessoire de jeu pendant des heures.» m’a-t-il dit. Cette pratique vient de France et s’est fait connaître notamment dans les années 90 avec David Belle. Chaz pratique ce sport extrême depuis plus de 10 ans, et je dois bien avouer qu’il est très impressionnant de le voir en mouvement. Le plus intéressant reste les codes moraux enseignés par le parkour. Philosophiquement, le parkour tient en deux mot : « être » et « durer ». « Être » pour la connaissance de son corps et de ses limites. « Durer » pour adapter ses entraînement afin de ne pas se blesser. J’aime rencontrer des passionnés. C’est avec engouement que ce « traceur » me parle de la nécessité du parkour dans sa vie de tous les jours.

On en vient à parler de Cork et pour lui, elle est fondamentalement différente des autres villes d’Irlande dans lesquelles il a eu l’occasion d’aller. Par rapport à Galway, on ne retrouve pas l’atmosphère purement irlandaise avec ses musiques traditionnelles et le parlé gaélique. Cork est ainsi une cité très vivante avec son campus étudiant et pas mal d’expatriés. La ville est selon lui sympa à visiter, mais reste très urbaine et l’on perd un peu du charme de la nature irlandaise. Il me note également que la situation immobilière est extrêmement compliquée dans la ville. Une des plus grosses ombres au tableau.

Pour les futurs expat’, il nous donne un conseil : « Ne venez pas les mains vides, les loyers sont extrêmement chers, aussi chers qu’à Paris dans certains quartiers. »

Si vous passez à Cork, ou même si vous vivez ici, et que vous voyez un homme grimper de partout avec une grande agilité, ce sera surement Chaz ! N’hésitez pas à venir le saluer, c’est un homme avec lequel vous aurez plaisir à converser !

Good luck Chaz !

Écrit par Ana.

Leave a Reply